Voyages & Aventures

02 March 2006

Kanyabayonga & North Kivu

Information de presse :

MISNA, 13.02.06, RDCONGO, NORD-KIVU: Les déplacés encore dans la zone de Kanyabayonga

"La population de Kanyabayonga, qui compte habituellement environ 50.000 habitants, a doublé en raison de l'afflux de civils venant de villages situés plus au Sud, où ils ne se sentent plus en sécurité. Au total, on dénombre environ 60.000 déplacés, dépourvus de leurs biens, éprouvés après de longues marches dans la brousse, qui ont besoin de nourriture et d'assistance": contacté à Goma
-chef-lieu du Nord Kivu, le chef de mission de Médecins sans frontières (Msf) France, Jean-Guy Vataux, parle à la MISNA de la situation humanitaire dans cette région du nord-est du Congo, troublée pendant plusieurs semaines par une rébellion de militaires insurgés.

La récente visite du ministre de la Défense au Nord Kivu aurait officiellement été accompagnée d'une remise d'ordre dans les rangs militaires, mais sur place, les civils n'ont pas encore amorcé de retour vers leurs localités d'origine. "Des déplacés sont encore arrivés ce week-end" affirme le responsable humanitaire, en précisant qu'il ignore si des violences sont encore en cours dans les régions de Masisi et de Rutshuru, d'où proviennent les déplacés.
"La surpopulation dans la zone de Kanyabayonga (à 170 kilomètres de Goma) crée une situation de promiscuité qu'il est urgent de contrôler, avant que n'éclatent des épidémies, comme par exemple le choléra" poursuit M. Vataux, en ajoutant que le personnel de Msf travaillant à Kayna, à une vingtaine de minutes de Kanyabayonga, a lancé une campagne de vaccination contre la rougeole et renforcé la distribution d'eau. L'attention des agents médicaux a été attirée par le grand nombre de viols commis sur des femmes et des jeunes filles dans leur fuite des combats. "On n'enregistre pas encore une crise en terme de mortalité, mais la situation devient difficile pour ces déplacés et pour les familles qui les accueillent" a dit en conclusion notre interlocuteur.


My story:

North of Goma, lots of people had recently fled a town on the edge of Rwindi Park, fleeing the violence to Kanyabayonga and nearby towns. After getting “assurance” that all was now safe, a convoy of 4 Land Cruisers, Red Cross flags flying high, drove through the park and onwards to Kanyabayonga. The Park was near the fighting and had been “unsafe” for months. During my previous visit to this Park (the first time 25 years ago!) lots of game and hippopotamuses could be seen driving on the main road; I saw 3 baboons and 2 gazelles this time. We stayed in a priest’s place further north in Kirumba. Quite alright and better food than in Kindu!

My part was to do an assessment of the water situation in view of the influx of approximately 60’000 displaced people. These people are sharing homes with their relatives or friends of friends and there is no “camp” as such. Médecins Sans Frontières and Solidarité had already put up water treatment plants (pumping from the river) and trucking water to various distribution points. Short-term situation was well taken care of. For medium-term, based upon an existing project, I went with local people to see how we could improve catchments of springs up in the hills above the towns and lay pipes for water to flow by gravity to an existing storage tank. Did quite a lot of walking! There are limited possibilities with not enough water for the whole region. I prepared my report; big chiefs will have to decide what they want to do now.

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